NewAstv, plus qu'un médium, un compagnon
New AsTV: Une bonne communication grâce au professionnalisme d'une équipe
New AsTV: Vous y êtes, ne naviguez plus
New AsTV pour mieux communiquer en diplomatie
New AsTV: Savourez votre plaisir à communiquer
New AsTV: Ne vous en laissez pas compter
New AsTV: Vous êtes au cœur de l'événement
New AsTV, et la coopération bilatérale devient facteur de développement des peuples
New AsTV: Notre concept, la communication en partage
New AsTV: Partenaire au développement culturel africain

Faut-il restituer au Bénin ses biens culturels ?


Faut-il restituer au Bénin ses biens culturels ?
Des statues du Bénin sont exposées ici au musée du quai Branly-Jacques Chirac en octobre 2007. | PHOTO: AFP PHOTO / OLIVIER LABAN-MATTEI
TRIBUNE. La demande du président Patrick Talon à propos des biens culturels du Bénin actuellement au musée du quai Branly continue de faire des vagues.
 
Quelques mois après son accession à la magistrature suprême au Bénin le 6 avril 2016, M. Patrice Talon, président de la République, a formulé une demande de restitution des biens culturels pillés par l'armée française sous la houlette du colonel Dodds, devenu général à l'issue de la conquête du royaume du Danhomè. La plupart de ces pièces sont actuellement préservées dans les collections du musée du quai Branly à Paris.
 
Le 22 août 2016, alors que la nouvelle se propageait dans les divers médias, je reçus le message électronique de Jos van Beurden, chercheur néerlandais, qui est en passe de finir une thèse sur la question des restitutions de biens culturels dans le monde. Sachant que j'avais abordé cette question dans mon mémoire de master il y a un peu plus d'une dizaine d'années, il voulait que je l'aide à obtenir une copie de la demande officielle de restitution du Bénin adressée à la France. Malgré toute ma bonne volonté, je n'ai pas pu lui fournir ce document officiel.
 
La demande du Bénin, pas une première
 
Dans ma recherche, Joseph Adandé, un aîné universitaire, a eu l'obligeance de me faire parvenir un article paru sur le site internet www.acotonou.com avec une photo du ministre d'État, Irénée Koukpaki, qui évoquait la question. À la vue dudit article, je me suis dit qu'il s'agissait donc d'une procédure officielle. Une certaine presse a même indiqué que c'était la première fois qu'un pays africain au sud du Sahara faisait une telle demande ; ce qui n'est pas vrai puisque cela fait plusieurs décennies que le Nigeria, voisin du Bénin, réclame le retour des bronzes pillés par l'armée britannique en février 1897.
 
Plus récemment encore, lors de la publication de la Déclaration sur l'importance et la valeur des Musées universels (décembre 2002) signée par dix-neuf grands musées occidentaux, la Commission des musées et monuments du Nigeria, sous la plume d'Oluyemi Omotoso et de Martin Oguntayo Akanbiemu, a rédigé une réponse conséquente. Georges Abungu, alors directeur des musées nationaux du Kenya, avait lui aussi donné son point de vue sur la question dans une tribune parue en 2004 dans les Nouvelles de l'Icom (Conseil international des musées). Seul le Bénin n'avait pas donné de la voix sur le sujet. Mais vu l'état des musées au Bénin aujourd'hui, faut-il répondre favorablement à une telle demande somme toute légitime ? Un peu d'histoire pourrait nous aider dans notre cheminement. 
 
Tout commence en 1892 à la chute du royaume d'Abomey
 
Les biens culturels que réclame le Bénin aujourd'hui sont pour une partie de ce qu'on peut appeler butin de guerre emporté par le général Dodds et ses compagnons à la suite de la chute du royaume d'Abomey en novembre 1892. Parmi ces pièces, les plus symboliques étaient des trônes géants, la statue du dieu Gou, des statues représentant les rois Glèlè et Gbèhanzin, et bien d'autres.
 
Alors que le Danhomè subissait le vandalisme de l'armée française, le refus du souverain de la Cité du Bénin (Bini) au Nigeria de se soumettre va lui coûter cher. Son royaume connaîtra le même sort et plusieurs milliers de pièces en bronze vont être pillées lors de l'expédition punitive du 24 février 1897. Elles seront plus tard vendues aux enchères en 1898 et se retrouvent aujourd'hui dans les plus grands musées occidentaux. Tous ces événements s'inscrivaient dans le mouvement de la conquête de l'Afrique et du monde par les anciennes puissances coloniales qu'étaient la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, les Pays-Bas et, dans une moindre mesure, l'Espagne et le Portugal.
 
Mais au lendemain du second conflit mondial, les mouvements d'émancipation vont naître dans la plupart des colonies. Ceux-ci conduiront aux indépendances de l'Indonésie (1945), de l'Inde (1947), de la Gold Coast devenu Ghana (1957) et de la plupart des autres pays africains à partir de 1960, sachant que celles des colonies espagnoles et portugaises interviendront plus tard.
 
Le tournant des indépendances
 
À partir de ce moment, les nouveaux États voulant écrire leur roman national vont envisager de recourir à ces biens culturels pillés durant la période coloniale. Si les francophones n'y ont pas pensé ou s'y prennent tardivement, la demande d'autres anciennes colonies ne date pas d'aujourd'hui. En dehors du Nigeria voisin, les Indonésiens notamment avaient très tôt fait cette requête. Celle-ci avait abouti puisque les Pays-Bas ont été le premier État européen à restituer des biens culturels. Il agissait des sculptures des temples du Lombok dans la région de Singarasi en 1976, quelques petites années après l'adoption de la « Convention de l'Unesco concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l'importation, l'exportation et le transfert de propriété illicites de biens culturels » de 1970. Mais il faut indiquer que ces sculptures faisaient partie d'un culte encore vivace et que l'État indonésien en avait assuré et garanti leur sécurité. Le Nigeria quant à lui a toujours fait une demande de restitution en direction de la Grande-Bretagne, comme la Grèce, notamment lors des préparatifs des Jeux olympiques d'Athènes de 2004. Les Grecs voulaient que, comme les Jeux revenaient au bercail, il était aussi de bon ton que les marbres du Parthénon emportés illégitimement de Grèce par Lord Elgin au temps de l'Empire ottoman retournent chez eux. Mais l'État britannique a donné une fin de non-recevoir à cette énième réclamation grecque.
 
Un patrimoine mondial mobile et plus encore
 
Il faut rappeler une fois encore que la demande de restitution par le Bénin est tout à fait légitime. Mais pour que celle-ci soit utile pour les Béninois et le monde pour lequel ce genre de biens culturels pourrait aujourd'hui appartenir à une liste du patrimoine mondial mobile à créer, il requiert des conditions sans lesquelles leur retour risque de conduire à un nouveau déplacement, qui aboutirait cette fois-ci dans les collections privées, donc au seul profit de leurs propriétaires.
 
À moins que cela ne soit du « lip service » comme on dit en anglais, des paroles sans actes, la première condition qui donnerait la preuve de la bonne volonté du gouvernement béninois serait d'abord de signer la Convention de l'Unesco concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l'importation, l'exportation et le transfert de propriété illicites de biens culturels de 1970, cadre juridique dans lequel une telle restitution devrait se faire. Car sans cette démarche, nous resterons dans les effets d'annonce qui n'aboutissent à rien de concret.
 
La nécessité d'une vraie politique muséale 
 
L'étape suivante qui nécessite quand même un peu de temps est de mettre en place une politique muséale du genre du Deltaplan, mis en œuvre par les Pays-Bas à la fin des années 1990, ou plus tard l'audacieuse politique muséale élaborée par le Brésil dans les années 2000, et qui sont en train d'être démolies à la faveur du libéralisme ennemi des politiques publiques volontaristes. Cette politique muséale béninoise devrait comporter au moins trois volets : les infrastructures, les ressources humaines et les finances.
 
Par ordre d'importance, le volet infrastructurel vient en premier.
 
Aujourd'hui, il n'existe pas au Bénin de lieu public disposant de la sécurité nécessaire pour accueillir des biens d'une telle valeur. Les palais royaux d'Abomey, la première attraction touristique du Bénin et destination logique de ces biens, n'ont pas la sécurité requise pour les abriter. Romuald Hazoumè, dans une tribune parue sur le site www.telerama.fr le 17 septembre dernier, a rappelé la situation de ces palais. Il faut donc aménager un tel espace ; et pour arriver à en construire un, cela requiert au moins quelques années.
 
Ensuite, pour faire fonctionner l'espace, il faudra du personnel qualifié, qui pourrait définir un projet muséographique à la hauteur du symbolisme attaché à ces biens culturels. Ce sera peut-être aussi l'occasion de concevoir un projet qui puisse raconter notre histoire nationale tout en mettant en valeur la diversité de la société béninoise. Une belle occasion de revisiter notre histoire dans laquelle subsistent encore des non-dits, des sujets tabous. Mais avec des non-dits, on ne peut construire une nation cohésive.
 
Enfin, il faut que l'État béninois se décide résolument à mettre en place une ligne budgétaire ad hoc au profit des musées. Jusqu'à ce jour, les établissements publics béninois se sont toujours autofinancés à travers les recettes réalisées sur les billets d'entrée. Ce qui fait par exemple que le site des palais royaux d'Abomey ou le musée d'histoire de Ouidah, dont le nombre de fréquentations oscille autour des 30 000 visiteurs par an, peuvent compter sur un pactole relativement consistant.
 
En revanche, les musées du nord du pays qui n'ont qu'un modeste taux souffrent, même pour les besoins de fonctionnement les plus basiques. C'est donc l'occasion rêvée pour mettre en place un dispositif, qui sera inscrit dans la loi nationale de finances et dont la gestion serait confiée aux responsables des différents établissements et qui répondront intuitu personae de son utilisation.
 
Cela conduit à dire que sans la mise en œuvre de ces différentes étapes, il est inutile, à tout le moins, d'envisager une restitution des biens culturels pillés lors de la conquête du royaume du Danhomè à la République du Bénin bien qu'elle en soit le propriétaire légitime.
 
 
* PhD, Andrew W. Mellon Post-doctoral Research Fellow, Université de Witwatersrand, Johannesburg, Afrique du Sud.

 Commentaires

LIRE AUSSI...

Le Burkina Faso face au nouveau « front djihadiste » de l’est

Le Burkina Faso face au nouveau « front djihadiste » de l’est
Ven 21 Sep 2018 | Source : lemonde.fr ... | dans Autres Actus

Le prêtre italien enlevé au Niger aurait été emmené au Burkina voisin, où les attaques se multiplient faute de réponse sécuritaire adéquate.   L’enlèvement d’un prêtre missionnaire italien, dans la... Lire la suite >

Liberia : mais où sont passés les 100 millions de dollars destinés à la Banque centrale ?

Liberia : mais où sont passés les 100 millions de dollars destinés à la Banque centrale ?
Ven 21 Sep 2018 | Source : afrique.lepoint.fr ... | dans Autres Actus

Les billets de banque concernés étaient dans des conteneurs et des sacs. Une enquête a été ouverte à la suite de la constatation de la perte de leur trace.   Alors que le pays dirigé par George Weah a un important besoin d'argent, voilà... Lire la suite >

D'Afrique en Europe, des trafiquants de migrants incontournables

D'Afrique en Europe, des trafiquants de migrants incontournables
Mer 19 Sep 2018 | Source : slateafrique.com ... | dans Société

Ils escaladent des clôtures de barbelés de six mètres ou traversent la Méditerranée en bateau au péril de leur vie: 36.000 migrants sont entrés en Espagne depuis janvier, sur la route d'autres pays d'Europe. Mais leur courage n'a pas suffi,... Lire la suite >

Bill et Melinda Gates : « La priorité mondiale devrait être la réduction de la pauvreté en Afrique »

Bill et Melinda Gates : « La priorité mondiale devrait être la réduction de la pauvreté en Afrique »
Mer 19 Sep 2018 | Source : afrique.lepoint.fr ... | dans Economie

Pour le milliardaire américain, au-delà de la question migratoire, l'enjeu est de montrer que l'investissement dans la santé et l'éducation peut changer la trajectoire du continent.   La population africaine, la plus jeune du monde, connaît... Lire la suite >

Les autorités tentent de contenir l’« exode massif » depuis les régions anglophones du Cameroun

Les autorités tentent de contenir l’« exode massif » depuis les régions anglophones du Cameroun
Mar 18 Sep 2018 | Source : lemonde.fr ... | dans Société

Les autorités camerounaises ont interdit, samedi 15 septembre, « l’exode massif » des populations du Sud-Ouest, l’une des deux régions anglophones en crise, après que des « centaines de familles » de ces zones ont décidé de... Lire la suite >

L'Afrique, terrain de chasse favori des agents secrets français

L'Afrique, terrain de chasse favori des agents secrets français
Mar 18 Sep 2018 | Source : afrique.lepoint.fr ... | dans Autres Actus

Un livre-enquête se penche sur les succès (mais aussi les échecs) des réseaux d'espions que la France entretient au sud de la Méditerranée. Par Baudouin Eschapasse   Que reste-t-il des réseaux Foccart au sud de la Méditerranée... Lire la suite >

Pop star contre président: une bataille de générations en Ouganda

Pop star contre président: une bataille de générations en Ouganda
Ven 14 Sep 2018 | Source : slateafrique.com ... | dans Autres Actus

"Nous avions l'habitude d'être effrayés", raconte Josephine Katumba, une coiffeuse de 30 ans de Kamwokya, une banlieue pauvre de la capitale ougandaise. "Nous n'avons plus peur."   Sous l'impulsion d'une nouvelle figure de proue, Bobi... Lire la suite >

Mamoudou Gassama naturalisé après avoir sauvé un enfant français

Mamoudou Gassama naturalisé après avoir sauvé un enfant français
Ven 14 Sep 2018 | Source : slateafrique.com ... | dans Autres Actus

Mamoudou Gassama, le jeune migrant malien qui a sauvé un enfant en escaladant la façade d'un immeuble parisien fin mai, a obtenu la nationalité française, selon le décret de naturalisation paru au Journal officiel mercredi.   "Cet acte de grande... Lire la suite >

Jean-Claude Juncker : « L'Afrique n'a pas besoin de charité »

Jean-Claude Juncker : « L'Afrique n'a pas besoin de charité »
Jeu 13 Sep 2018 | Source : afrique.lepoint.fr ... | dans Economie

S'exprimant devant le Parlement européen à Strasbourg, le président de la Commission européenne a proposé « un nouveau partenariat » entre l'Union européenne et l'Afrique.   C'était l'un de ses derniers ... Lire la suite >

Immigration : faut-il s’attendre à une « ruée vers l’Europe » ? La réponse des démographes

Immigration : faut-il s’attendre à une « ruée vers l’Europe » ? La réponse des démographes
Jeu 13 Sep 2018 | Source : lemonde.fr ... | dans Autres Actus

Une étude publiée par l’INED invalide la thèse d’une invasion prévisible de l’Europe par la population d’Afrique subsaharienne en 2050   L’Europe de 2050 sera-t-elle peuplée à 25 % d’immigrés subsahariens... Lire la suite >

«Nous assistons à la naissance d'une nouvelle cellule terroriste au Burkina Faso»

«Nous assistons à la naissance d'une nouvelle cellule terroriste au Burkina Faso»
Jeu 06 Sep 2018 | Source : lemonde.fr ... | dans Autres Actus

Selon le chercheur Mahamoudou Savadogo, des groupes profitant de l'absence de l'Etat pour s'implanter dans le pays, confronté à des attaques régulières.   La situation sécuritaire au Burkina Faso s'est détériorée... Lire la suite >

Afrique : les Peuls se sont-ils radicalisés ?

Afrique : les Peuls se sont-ils radicalisés ?
Jeu 06 Sep 2018 | Source : afrique.lepoint.fr ... | dans Autres Actus

L'expansion de la violence islamiste a renforcé les amalgames entre revendications peules et mouvements djihadistes. Comment dénouer le réel du fantasmé ? Explications.   Les Peuls focalisent actuellement l'attention du fait de l'instrumentalisation... Lire la suite >

Safiatou Lopez, figure de la révolution burkinabée, brutalement arrêtée à Ouagadougou

Safiatou Lopez, figure de la révolution burkinabée, brutalement arrêtée à Ouagadougou
Lun 03 Sep 2018 | Source : lemonde.fr ... | dans Politique

Le domicile de la militante a été pris d’assaut par les forces de sécurité, sans aucune justification selon ses défenseurs.   Les autorités ont voulu montrer leurs forces. Safiatou Lopez, militante des droits humains au Burkina Faso et ... Lire la suite >

Cheikh Hamidou Kane : « L’Afrique n’existe plus, elle a été dépossédée de son espace »

Cheikh Hamidou Kane : « L’Afrique n’existe plus, elle a été dépossédée de son espace »
Lun 03 Sep 2018 | Source : lemonde.fr ... | dans Culture

L’auteur sénégalais de « L’Aventure ambiguë », 90 ans, revient sur l’histoire contemporaine du continent, marquée par des questionnements et des tourments identitaires.   C’est l’un des paradoxes de Cheikh Hamidou Kane.... Lire la suite >

Les Mauritaniens appelés aux urnes dans un climat de défiance

Les Mauritaniens appelés aux urnes dans un climat de défiance
Ven 31 Aoû 2018 | Source : lemonde.fr ... | dans Politique

Des élections législatives, régionales et locales ont lieu samedi alors qu’opposants et ONG dénoncent des atteintes aux droits humains.   Les Mauritaniens se rendent aux urnes, samedi 1er septembre, pour des élections législatives, régionales... Lire la suite >

Mali : Lenali, ce réseau social pas comme les autres qui fait la différence

Mali : Lenali, ce réseau social pas comme les autres qui fait la différence
Ven 31 Aoû 2018 | Source : afrique.lepoint.fr ... | dans Economie

Invention de Mamadou Gouro Sidibé, informaticien malien de haut niveau, Lenali est un réseau social vocal en langues locales. Révolutionnaire.   Lenali est né de l'interrogation simple que s'est faite Mamadou Gouro Sidibé, docteur en informatique,... Lire la suite >

Vidéo à ne pas rater

Côte d'Ivoire: Réjouissances populaires
Mar 29 Mai 2018 | dans: Culture d'ici et d'ailleurs

Nos Partenaires

NOUS SUIVRE

Qui Sommes-Nous?

New AsTV Le développement par la coopération   Servir de canal numérique au développement de l'Afrique par la coopération. Telle est la vision de New AsTV. De fait, nous nous sommes laissés guider par les relations que l'Afrique...

Lire plus

Contacts

Newsletter

FLASH INFOS