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Congo : c'est l'état d'urgence économique !


Congo : c'est l'état d'urgence économique !
Des journaux à vendre dans le marché de Brazzaville, le 22 mars 2016. | PHOTO: AFP archives
Avec la mission du FMI bientôt à Brazzaville, le Congo va devoir prendre des mesures drastiques pour assainir sa situation car l'heure est grave.
 
La venue à Brazzaville d'une mission du Fonds monétaire international (FMI), prévue à l'origine pour le début du mois de septembre, après la trêve des élections législatives et locales, est annoncée pour le 27 septembre. Objectif : entamer des négociations avec le Congo en vue de la signature d'un programme de redressement économique et financier.
 
Un flou qui impacte la Cemac
 
Il y a urgence. Pour deux raisons. Les caisses de l'État sont vides, l'endettement est abyssal et les arriérés de paiement s'accumulent. En outre, le retard pris par le Congo à négocier avec le FMI met en difficulté les autres pays pétroliers (Gabon, Tchad, Guinée équatoriale et, dans une moindre mesure, Cameroun) de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cemac), qui ont déjà conclu ou qui finalisent un accord avec le Fonds. « Aujourd'hui, le FMI négocie collectivement avec les Etats de la Cemac et non plus en rangs dispersés comme auparavant. Tout retard pris par l'un d'entre eux pénalise donc les autres », informe un analyste économique congolais. Ces accords et les appuis financiers qui les accompagnent sont rendus nécessaires à la suite de la forte baisse des prix du baril de pétrole intervenue à partir du deuxième semestre 2014, qui a fait chuter les recettes pétrolières, mis à mal les balances de paiement et entraîné des coupes importantes notamment dans les budgets d'investissement des États pétroliers de la zone.
 
Le choc pétrolier et ses conséquences
 
Après plusieurs mois de tergiversations, le Congo s'est décidé à recourir au FMI. Une option que le président congolais, Denis Sassou-NGuesso, a confirmée lors de son discours sur l'état de la nation le 14 août dernier. Néanmoins, le pays a un peu traîné les pieds, avec l'envoi au compte-gouttes des dossiers nécessaires à l'analyse de son état financier. Début septembre, à la suite de la piqûre de rappel du FMI demandant aux autorités congolaises de lui faire parvenir des informations complémentaires, il a dû s'exécuter. Dans la liste figuraient, entre autres, les contrats de prêts avec Glencore, Trafigura, United Bank of Africa, la Turquie et Afreximbank, accompagnés bien évidemment d'informations sur l'utilisation de ces prêts et des comptes où ils ont été décaissés sur la période 2014-2017. À verser au panier également, les mouvements et soldes annuels du compte ouvert en Chine au nom de l'État congolais, sur la même période, le tableau d'exécution du budget de l'État à la fin juillet 2017 ainsi que ceux de la dette intérieure par catégorie de créanciers et de la balance des paiements reflétant la dette gagée sur le pétrole entre 2014 et 2017.
 
Au Congo, comme partout ailleurs, le choc pétrolier a été un coup dur pour la balance des paiements et le budget de l'État, qui a dû être revu à la baisse. Dans la foulée, les réserves de change de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale sont tombées à un mois d'importation, contre onze trois ans auparavant. Mais la crise pétrolière n'explique pas tout. Car le Congo se distingue par un taux d'endettement public particulièrement élevé et un profil de dette qui ne laisse guère de doutes sur les graves entorses faites à la bonne gouvernance. Le fait qu'une partie de cette dette ait été contractée pendant que les prix du pétrole étaient au plus haut, atteignant 100 et 140 dollars le baril, et que l'envol des recettes budgétaires ait permis d'engranger quelque 14 000 milliards de francs CFA dans un fonds pour les générations futures, dont on ne trouve plus trace aujourd'hui, pose également question.
 
Le président congolais Denis Sassou Nguesso. © AP Photo/Maxim Shipenkov, Pool
 
À combien la dette du Congo-Brazzaville s'élève-t-elle ?
 
À ce jour, la dette publique extérieure du Congo est estimée à environ 120 % du produit intérieur brut (PIB). Une annonce faite en août dernier qui a eu l'effet d'une petite bombe. En effet, ce taux est bien supérieur à celui de 77 % annoncé quelques mois plus tôt et très éloigné du 3e critère de convergence des pays de la Cemac qui plafonne l'encours de la dette publique à 70 % du PIB. En outre, la dette intérieure n'est pas incluse dans les estimations actuelles. Du coup, la dette totale pourrait avoisiner 200 % du PIB. De quoi mettre en péril l'équilibre macro-économique et financier du Congo, mais aussi des pays de la zone.
 
La deuxième caractéristique de cette dette est qu'elle a été négociée par trois acteurs : le ministre des Finances, en principe seul habilité à engager le Congo à l'extérieur sur le plan financier, le ministre de l'Aménagement du territoire et des Grands Travaux (ex-DGGT) et la Société nationale des pétroles (SNPC). Troisième particularité, une partie de cette dette est restée longtemps cachée, des créances contractées notamment par la SNPC et les Grands Travaux n'ayant pas été remises à la Caisse congolaise d'amortissement (CCA), l'organe technique du ministère des Finances chargé du suivi et de la gestion de la dette. Ainsi, ni le ministère des Finances ni la CCA n'ont été en mesure de dresser un état précis de l'endettement du pays.
 
Enfin, dernier trait, une partie de la dette congolaise a été gagée sur le pétrole. Il s'agit notamment de prêts alloués par la Chine, principal créancier du pays, avec laquelle le Congo a conclu en 2006 un partenariat stratégique. Et de prêts faits à la SNPC par des sociétés de négoce en pétrole en échange de futures livraisons d'or noir. Outre la méconnaissance de leur montant et les coquettes commissions qu'ils auraient permises, certains ont été détournés de leur objet. Selon l'ONG suisse Public Eye, les 750 millions de dollars octroyés par Gunvor à la SNPC n'ont pas été utilisés pour les investissements de l'entreprise mais pour une autre société.
 
Valse des chiffres
 
L'annonce de l'arrivée d'une mission du FMI à Brazzaville laisse à penser que tous les documents réclamés sont parvenus au Fonds. Autant dire qu'ils sont passés au peigne fin car il s'agit de faire la clarté sur plusieurs points : qui a prêté, à qui, combien, sur quelle durée, à quelles conditions, à quel taux (concessionnel ou non) et à quelles fins ? Parallèlement à l'analyse des créances, une projection des recettes à venir sera établie pour évaluer le gap financier.
 
Il faut faire vite. En effet, à court terme, c'est un soutien à la balance des paiements que le FMI doit apporter aux pays de la Cemac, pour éviter une dévaluation du franc CFA, la monnaie commune. L'aide budgétaire viendra plus tard, quand sera bouclé un programme, accompagné de réformes structurelles spécifiques à la situation du Congo et conforme au cadre de référence prédéfini par la Cemac.
 
Alors que vont débuter les négociations entre le FMI et le Congo, la population congolaise, déjà frappée par la montée du chômage qui a suivi le choc pétrolier de 2014, et par des arriérés de salaires qui touchent des catégories de fonctionnaires, s'interroge et s'inquiète. Comment le Congo en est-il arrivé là ? Jusqu'où la baisse de son pouvoir d'achat ira-t-elle ? À quelle austérité devra-t-elle encore se plier ? Beaucoup ont encore en mémoire les ajustements structurels des années 1980 et 1990 qui ont été douloureux pour eux. 

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